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Mar 19
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Bells du Seigneur

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Dimanche soir, je concluais un long week-end en me rendant à la Cigale pour voir Pantha du Prince et ses nouveaux équipiers norvégiens du Bell Laboratory. Une soirée que j’abordais avec autant d’enthousiasme que de circonspection. Les deux fois précédentes où j’avais croisé Pantha du Prince restent des souvenirs plus que mitigés : une « performance » avec illustration sonore sur des gens qui rampent sous des bâches en vinyle dans le noir du côté de la Gaité Lyrique, particulièrement chiant, et un live tardif faisant suite à celui d’Aphex Twin au Pïtchfork Festival, particulièrement linéaire. Bref, quel que soit l’amour que je porte aux productions de Pantha du Prince, le voir sur scène n’avait pas été à ce jour une grande réussite. Et l’ouverture de la soirée tout en musique concrète sans but assurée par Lawrence (si mes sources sont bonnes) ne me rassurait pas vraiment.

Mais quand le grand rideau s’ouvre sur un xylophone géant, une branche à clochette digne d’un baobab et un PUTAIN D’ORGUE A CLOCHE, je sens soudain que la chance a tourné. De fait, la performance de Pantha et son équipe est probablement l’une des meilleures choses que j’ai vue cette année : un live inventif, visuel, à la fois réglé au cordeau mais pourtant vibrant d’envie, sublimant l’album récemment sorti. Avec en bonus les deux meilleurs morceaux de Black Noise, Lay in a Shimmer et Satellite Snyper, dans des versions oscillant entre le steelband caribéen et la cloche vaticane. Et pour remercier un public ravi, en raison du manque de morceaux (les gars ont des partitions devant eux, donc peu de place pour l’improvisation), nos amis repassaient les deux morceaux de Black Noise déjà cités, accompagné d’une nouvelle version de Particle, la pièce maîtresse du dernier album.

En conclusion, voir Pantha du Prince et le Bell Laboratory fait parti des choses à faire cette année. Et l’on se prend à rêver d’une battle entre Pantha du Prince et l’autre docteur ès clochette de notre époque, Dominik Eulberg, utilisant les services des cinq fondeurs norvégiens.

PS : Comme je ne prends pas de son ni de photos en concerts, je vous renvoie vers nos estimés collègues de Delighted Blog qui auront été plus studieux que moi pour des extraits du spectacle : http://delightedblog.com/evenement-report/pantha-du-prince-the-bell-laboratory-retour-sur-la-claque-du-week-end-13782

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Feb 18
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Post-nucléaire

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Ces derniers temps, on croise généralement Miyagi sans Fujiya, mais la qualité des productions n’en souffre pas pour autant. J’en veux pour preuve ce bel Hitchrock, dont la machine rythmique implacable rappellera furieusement l’éternel I feel love.

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Feb 14
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Futile ?

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Reprenons enfin le cours de nos activités après le traditionnel hivernage post rétro de l’année écoulée. Aujourd’hui nous nous attarderons quelques instants sur Seth Troxler, un artiste qui nous laisse généralement assez indifférent, à la différence des fidèles du site Resident Advisor qui le place régulièrement en haut de leurs classements d’artistes favoris. Mais parfois Seth mérite qu’on parle de lui par delà la hype qu’il suscite. Et force est de reconnaître que ce remix de Matthew Dear est fort joliment troussé. Toute résistance à la tentation serait donc futile. 

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Dec 11
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La retro countdown MD 2012 - 2 Supports

En guise de presque conclusion, nous nous devions de faire acte de soutien à deux artistes à notre avis trop méconnus.

Jesse Somfay

Depuis plusieurs années, Jesse Somfay construit avec le projet  Borealis une œuvre quasi-encyclopédique basée sur une électro exigeante, d’une qualité rare et précieuse. Comme il travaille dans une solitude glacée loin des feux de la rampe, nous nous devions de lui rendre un hommage.

Lake People

Derrière Lake People se cache un natif de Leipzig qui s’est fait le chantre d’une minimale champêtre (pour ne pas dire palustre). Si ces productions gardent pour l’heure une relative confidentialité, son talent pour concilier mélancolie et insouciance devrait l’emmener loin.

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La retro countdown MD 2012 - 3 Predictions

L’an dernier, nos prédictions n’ont pas été exceptionnelles. Certes Border Community a bien connue une belle année, mais Sei A et Lanny May, tout en assurant une qualité de production plus qu’honnête, ne nous auront pas bluffé. Nous souhaitons donc plus de réussite à nos trois nouveaux lauréats.

Pantha du Prince

Le splendide Black Noise a déjà deux ans, et son petit frère semble prévu pour 2013. Le prince de la mélancolie ne multipliant pas les sorties vaines, on peut raisonnablement fonder de gros espoirs sur lui.

Ricardo Tobar

On se bornera à répéter ce qu’on a déjà écrit ici : le Chilien est le chainon manquant entre la musique qu’on écoutait avant (e.g. Sonic Youth) et la musique qu’on écoute maintenant (e.g. Nathan Fake, Eulberg, etc). Après une série d’EP remarquable, il a désormais un album prêt à sortir. Ne manque qu’un label dans la boucle pour que Ricardo prenne se place parmi les très grands.

Luke Abbott

Un album remarqué en 2011, pas mal de scène et quelques collaborations intéressantes en 2012… tout est prêt pour que Luke Abbott passe du statut de jeune Turc à celui de taulier. Dès 2013 ? On est prêt à le parier.

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La retro countdown MD 2012 - 4 Labels

En 2012, 4 labels se seront particulièrement distingués à nos yeux : 

Border Community

Comme d’habitude, le label anglais se sera plus distingué par la qualité que par la quantité, mais un LP et deux maxis de Nathan Fake, un maxi de Kate Wax et un autre de Luke Abbott suffisent à notre bonheur. On regrettera néanmoins qu’ils aient laissé filer Fairmont et Ricardo Tobar sous d’autres cieux.

Kompakt

Le label de Cologne reste un pilier de la scène électro (beaucoup) et pop (un peu). Des grands anciens (Michael Mayer, Boratto), des petits nouveaux (Walls, Taragana Pyjarama,…), des réincarnations (Saschienne, Pachanga Boys, Mohn) et des amis de passage, bref tout ce qu’il faut pour une jolie année 2012.

InFine

En un sens, InFine est le digne homologue français de Kompakt : un label avec une vraie histoire, des vétérans et des petits nouveaux, et une vraie cohérence. Dans la quantité de productions de qualités qu’ils auront portées cette année, on soulignera les LP de Rone et Spitzer.

Parquet Recordings

Probablement le moins connu des 4 labels de l’année, Parquet Recordings, fondé par Solee en 2006, se débrouille néanmoins pour sortir tous les mois un maxi de qualité, ce qui mérite un profond respect. Cette année il aura hébergé provisoirement Gui Boratto, Oliver Schories, Boss Axis, Tom Novy et bien d’autres. Notre mention spéciale va toutefois à mister juin, Ignacy Rome.

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Dec 10
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La retro countdown MD 2012 - 5 Artists

Voici le moment tant attendu où nous distonguons les cinq artistes qui nous aurons le plus fait vibrer cette année.

Nathan Fake 

Un album, peut être le plus intéressant de l’année, un maxi du même tonneau, et plein de live à travers le monde. L’enfant chéri du Norfolk a bien vieilli.

Four Tet

Des maxis comme s’il en pleuvait, des remix, des collaborations à droite à gauche… En 2012, Kieran Hebden se sera multiplié mais pas en vain. Exigeant avec lui même comme avec son auditoire, il confirme une année 2011 déjà remarquable.

Michael Mayer

Le boss de Kompakt inspirait un peu la circonspection en début d’année. Son compère Superpitcher ayant signé un pacs musical avec Rebolledo, on se demandait comment Michael Mayer allait tourner. Un album et une palanquée de remix plus tard, nous avons notre réponse : quand il s’agit de faire de l’électro classieuse et entrainante, il reste un maître.

Christian Löffler

Un excellent maxi pour attaquer l’année, des previews d’album savamment distillées jusqu’à la sortie du remarquable A Forest en juin. Le jeune Löffler reste un artiste discret, mais il a déjà conquis nos oreilles. 

Chris Clark

Celui qui est désormais l’un des piliers de Warp sortait en 2012 son 4e album en 6 ans. Une fois de plus, il tape juste et s’affirme comme le parangon d’une IDM turbulente et donc stimulante.

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La retro countdown MD 2012 - 6 Featuring

Le temps est venu d’honorer ceux qui s’y mettent à plusieurs pour nous faire vibrer.

Of Norway - Libertine feat. Prebern Olram

Of Norway aime les morceaux interminables, les développements lents et une pointe de disco dans son électro, un peu comme Gavin Russom par exemple.

Christian Löffler - Eleven feat. Mohna

Le finesse et la délicatesse de la musique de Christian Löffler semble appeler la présence d’une voix féminine. Celle de Mohna convient très bien.

Four Tet + Burial - Nova

Quand un track réunit deux des types les plus en vue du moment, on se méfie quand même un peu. Et puis on écoute…

Taragana Pyjarama - Growing Forehead feat. Kicki Halmos

Une des bonnes surprises de chez Kompakt cette année, qui gère bien le mélange du foutraque et du grandiloquent.

M.A.N.D.Y. vs Adultnapper - 201 

Une collaboration réussie qui nous confirme que chez M.A.N.D.Y. on sait toujours bien s’entourer, et qu’on a également un certain sens du inner groove.

Lake Powel - Bright Eyes, Dirty Hair

La fusion de Lake People et Powel nous offre en récompense une perle de minimale romantique.

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Dec 07
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La retro countdown MD 2012 - 7 more tracks

Bon, nous relançons de 7 tracks parce qu’il faut pas déconner non plus.

Spitzer - Serpentine

Un duo lyonnais qui allie puissance et finesse.

Amirali - Just An Illusion

Un petit plaisir coupable avec des grumeaux de Nightcrawlers dedans.

Butch - LSD 25

Dans la lignée de ce que peuvent faire Nu and Jo Ke, ou encore Four Tet sur Locked, un track qui puise dans le meilleur du début des 70’s.

Lanny May - Unknow Fields

Par décision de justice, nous nous devons de vous proposer une marche synthètique signée Lanny May.

Stimming - November Morning

Un morceau qui porte parfaitement son nom, qui trouverait sa place dans un Barry Lindon moderne.

Digitalism - Silenz

Nous ne prêchons pas la turbine dans ces colonnes, sauf quand c’est très bien fait.

Mondkopf - Fading Rainbow

Fermez les yeux et dites moi que vous n’avez pas des images de Blade Runner qui vous viennent à l’esprit…

Midland - Tape Burns

Quoi ? c’est le huitième morceau alors qu’on avait dit que sept ? Tant pis, on vous l’offre alors.

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La retro countdown MD 2012 - 8 Remix

N’attendons pas un instant de plus avant de découvrir les 8 remix de l’année 2012.

Miyagi - Woodpecker’s Love Affair (Sascha Braemer and Dan Caster Remix)

Un moulinage de Miyagi par des fugitifs du Bar 25 qui sent les petits pas de danse dans l’herbe fraîche.

Kollektiv Turmstrasse - Schwindelig (No Schematic White Room Mix)

Depuis plusieurs années, de nombreux remixeurs se sont cassés les dents sur Schwindelig. Mais pas No Schematic…

Console - Bit for Bit (Douglas Greed Remix feat. Mooric)

Douglas Greed, dans la foulée de sa belle année 2011, nous offre un remix presque incestueux de Console.

Yapacc & Witmann - Vodka Yeah (Minimal Lounge Remix)

Le remix des retours de soirée compliqués et des lendemains difficiles.

Arjuna Schicks - Hua Hun (Applescal Remix)

Après un joli premier album il y a trois ans, le jeune prodige néerlandais Applescal s’est fait très discret. Ce remix très éthéré est donc pour lui l’occasion de reprendre un peu de lumière.

Cormac - Narcosa (Jennifer Cardini Vision of Us Remix)

L’exact inverse du remix précédent. Une plongée dans les limbes de l’hiver urbain.

Rone - Parade (Dominik Eulberg Remix)

Eulberg, notre grand champion de l’an dernier, rend la politesse à Rone qui le remixait l’an dernier. De la lumière, de l’élégance et des clochettes.

Schaufler & Zovsky - Leafs (Mollono.Bass Remix)

La fine fleur d’une minimale implacable et ethnique.


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Dec 06
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La retro countdown MD 2012 - 9 LPs

En 2012, comme en 2011, les formats longs auront été à l’honneur. Dans une année de production peu intense, ils nous auront permis de patienter entre deux pics de prooductions.

Nathan Fake - Steam Days (Border Community)

Peut-être l’album de l’année, qui achève la transformation de Nathan Fake en hérault d’une électro protéiforme.

Fairmont - Automaton (My Favorite Robot Record)

Jake Fairley fête son retour au bercail avec un album plus direct, plus vocal, moins méditatif, mais toujours aussi profond.

Christian Löffler - A Forest (Ki Records)

On l’observait depuis longtemps, on connaissait son potentiel, il n’a pas déçu. Un album très esthétique.

Clark - Iradelphic (Warp)

Si Clark n’est pas destiné aux oreilles sensibles, il reste probablement l’un des artistes les plus inventifs de notre époque. Raide et indispensable.

Ryan Davis - Particles of Bliss (Traum Schallplatten)

Bien que discret, Ryan Davis est bien l’un des fleurons de l’excellent label Traum. Son premier long n’a pas eu les honneurs d’un pressage vinyl, et pourtant !

Saschienne -Unknown (Kompakt)

Ce faire-part de Sascha Funke et Julienne Dessagne est un album mélancolique et charmant, qui séduira garçon comme fille.

Redshape - Square (Running Back)

Redshape avait pris le monde par surprise avec leur premier album. Après presque 3 ans de flemmardise, le duo fait son retour en force avec Square. Une patte inimitable qui semble ne s’exprimer qu’en long format.

Michael Mayer - Mantasy (Kompakt)

Ce nouvel album de Michael Mayer intriguait, le boss de Kompakt ayant surtout brillé en tant que remixeur ou aux côtés de Superpitcher. La légère inquiétude initiale se dissipe à la première écoute.

Rone - Tohu Bohu (InFine)

Rone a du talent, Rone est fluide, Rone est malin, donc on écoute son dernier album sans retenu.

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La retro countdown MD 2012 - 10 tracks

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Décembre étant bien entamé, il est grand temps de regarder derrière nous et de faire un bilan musical de cette année 2012. Après un cru 2011 que je qualifierai d’exceptionnel, les 12 mois passés ont été largement en dedans. Du bon certes, voir du très bon par moment, mais aussi pas mal de déceptions (Pachanga Boys ? Kalkbrenner ?…). En temps normal, 2012 aurait été une année correcte, mais elle souffre de la comparaison avec son aînée. Néanmoins qu’on se rassure, il reste tout à fait de quoi remplir une rétro countdown ! Attaquons directement avec les 10 tracks de l’année.

Ricardo Tobar – Anne

Le chaînon manquant entre Sonic Youth et Nathan Fake est un habitué de nos colonnes depuis des années.

Pachanga Boys – Time

Beaucoup de hype, un album en dedans, mais ce track qui rappelle les meilleurs moments de Supermayer.

Steve Bug – Those Grooves

Le boss de Poker Flat n’a pas son pareil pour allier le minimalisme et l’épique.

School of The Seven Bells – Lafaye

Une grande rasade de 80’s servie par un groupe de Williamsburg, la terre promise des hipsters.

Max Cooper – Epitaphy

Le Max Cooper syndical.

Guy Gerber – Mirror Games

Un track où la maturité de Guy Gerber donne sa pleine mesure.

Patrick Chardronnet – Source of Life

Un morceau à déguster avec un blanc frais sur les berges d’une rivière.

Sei A – Jus Appreciate

J’attendais plus de l’Ecossais cette année, mais ce morceau suffit à le pardonner.

Minilogue – Let Life Dances Thru You

Depuis des mois, je suis perdu dans les méandres de ce track chtonien.

Four Tet – Jupiter

Difficile d’échapper au talent prolixe de Four Tet cette année.

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Nov 16
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Under Radar

Après l’excellent passage de Fairmont hier soir au Rex, il y a matière à enchaîner ce soir, avec Pachanga Boys au Rex, ou Jan Blomqvist chez Maxims. Pourtant si vous devez aller quelque part, c’est bien à la Java. En effet vous pourrez y retrouver deux fines lames de l’électro, dont le talent n’a d’égal que leur rareté. Luke Abbott est probablement le plus prometteur des artistes de Border Community. Ce voisin de Nathan Fake a un don inégalé pour faire des tracks stimulants pour la tête et pour les pieds. A ses côtés, le Chilien Ricardo Tobar, ancien de la maison Border et qui officie actuellement du côté de Natura Sonoris. Que dire de lui que l’on ait déjà écrit dans ces colonnes, si ce n’est qu’il réalise comme personne la synthèse entre la musique que l’on écoutait avant (Sonic Youth, Yo La Tengo…) et celle qu’on écoute maintenant. 

Je vous laisse donc avec un vieil Abbott et un Tobar tout frais. A ce soir donc !

https://www.facebook.com/events/428769543837625/

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Nov 15
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Fairmont et merveilles

L’un de mes meilleurs souvenirs de live date de décembre 2007, et la venue de Fairmont pour présenter son deuxième album, Coloured in Memory. Il se trouve que ce soir il est de retour au Rex, cette fois pour présenter son troisième album, Automaton, sur le label canadien My Favourite Robot. Si les passages de l’ami Jake Fairley à Paris sont fréquents, nous aurions tort de bouder cette date. Tout d’abord parce qu’il est l’un des maîtres dans l’art délicat du live. Et aussi parce qu’il mettra sûrement un soin particulier à porter devant le public ses nouvelles productions. 

Après l’excellent et très méditatif Coloured in Memory, Fairmont a choisi pour se renouveler de nous offrir un album plus nerveux, avec des morceaux plus courts, plus de chants et une infusion plus prononcée de new wave qu’à l’accoutumée, tout en gardant cette science de la texture sonore et sa mélancolie urbaine nordique. A l’arrivée un bel album qui gagnera sûrement à s’écouter sur la longueur (comme son prédecesseur d’ailleurs). A titre personnel, mes préférences vont vers le tortueux Libertine, le punch d’Alkanline et la perfection vacillante d’Old Ways, mais je vous laisse vous faire votre propre idée.

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Sep 18
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InFine and Beyond

Je vous propose de vous plonger aujourd’hui dans les entrailles d’InFine. Car sous ses atours élégants, le label français cache toujours un coeur techno qui doit aujourd’hui battre à la chamade pour le duo Spitzer. Excellente suprise de la rentrée, les deux frères Lyonnais maîtrisent déjà à la perfection l’art d’accommoder les kicks les plus lourds avec les nappes les plus subtiles. La preuve en deux temps avec le profond Serpentine et la relecture implacable du In D d’Arandel.

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