Ne bougez plus, nous tenons le premier gros album de l’année. De manière peu surprenante, il est l’oeuvre de Dusty Kid, le toujours jeune et émotif Sarde qui nous livrait déjà il y a deux-trois un incroyable America sur son Raver’s Diary.
Pas de changement de style notable pour ce Beyond That Hill, mais au contraire une sorte de perfectionnement dans sa musique rêveuse et dévoreuses de grands espaces. Comme j’aime bien prouver mes dires, voici 3 extraits à grignoter (notez tout de même que the hug dure en réalité 23 minutes).
Au cas où vous seriez inquiet de ne pas encore avoir vu de morceau de Max Cooper dans la sélection du mois, ne vous affolez pas. On se contente juste de trier au maximum pour éviter le flood.
En effeuillant une récente compil mixée de Sex Trothler, mes oreilles sont tombées en arrêt sur un remix de Dntel, pratiquant post-folkeux inspiré par les rivages mélancoliques du Pacifique nord, par Lawrence. Et de découvrir comment on peut transformer une petite ballade éthérée en modèle de minimale élastique et inspirée.
La raison principale de suivre Christian Löffler est bien entendu la qualité de ses productions, toutes en minimale mélancolique ciselée. La seconde est qu’il a d’excellents goûts. Après m’avoir entraîner du côter des excellents Islandais de Bypass, ses favorites sur Soundcloud ont cette fois ci amener mes oreilles jusqu’à ce remarquable Growing Fire de Philipp Priebe. Donc à mon tour de le partager avec vous.
Un peu cheesy, un peu nu wave, mais bien mielleux sur le tympan, le remix de Blomqvist par Animal Trainer est un bon morceau pour s’envoler en 2012. Enregistrement le samedi 28 à partir de 19h30 du côté du café de la place.
Perte de repère ? Doute ? Ambivalence ? Si comme Mr Nô vous vous posez des questions existentielles, venez faire le point samedi prochain au Café de la Place de 19h30 à 1h30.
Comme je l’ai placé dans la liste des “à suivre attentivement en 2012”, je ne pouvais que me pencher attentivement sur le nouveau maxi de Sei A (tips : apparemment il faudrait le prononcer “Say hey” et non pas “Zei Ä”) sur Turbo Recordings.
Je ressors de l’écoute de ses 3 nouveaux titres de l’Ecossais éprouvé comme si j’avais dû nager dans le Corryvreckan. Depuis longtemps je considère Sei A comme le meilleur pourvoyeur de “house déviante” - une appellation pratique pour parler de musique barrée mais néanmoins chargée d’une sexualité latente - mais jamais je ne l’avais entendu aller aussi loin dans ses idées. Dotés de breaks hallucinants, Jus Appreciate et Flux avalent et régurgitent du son jusqu’à saturation de nos sens, nous abandonnant au milieu d’un maelstrom d’idées esquissés et de possibilités. Break the Pattern se place sous un angle différent : la lente dérive d’une mécanique froide et bien huilée turbinant dans à vide dans l’infini.
Un maxi exigeant mais stimulant, idéal donc pour attaquer 2012 avec tellement d’idées qu’on en a mal au crâne.
Le triple A est perdu, les loups sont aux portes de la ville. La réalité se fracture devant nos yeux ensommeillés. Pendant que nous regardons les acteurs de ce réjouissement se dissoudre, quoi de mieux que d’écouter les boucles de violons de Raudive, qui semblent directement venir du best of du souvent imité mais rarement égalé Philip Glass.
Trop souvent on néglige les choses simples comme le talent de Legowelt. Peut être parce qu’il offre sur son site perso la plupart des ses morceaux. Ou tout simplement parce qu’il est Hollandais et que les gens de la Haye hein… Toujours est il qu’on a tort et qu’il est donc temps de réparer cette erreur.
On peut comme moi apprécier la minimale sans pour autant vivre aux battements du pouls de Minus. Car si le label de Richie Hawtin est une référence, c’est aussi un des plus grands dealer de musique au kilomètre, contribuant à la réputation de musique de l’ennui. Il faut donc toujours aborder une sortie Minus avec circonspection, mais sans pour autant bouder son plaisir quand cela fonctionne aussi bien que sur ce morceau de Matador.
On pourrait vous dire plein de chose sur ce qui nous pousse à enchaîner de nos petits doigts gourds des morceaux rares, chics et entrainants (ou pas) dans des bars interlopes. Que c’est pour l’amour de la transmission d’une connaissance de la bonne musique fébrilement glanée aux quatre coins du web. Ou pour mettre des étoiles dans les yeux et des étincelles dans le corps d’acortes demoiselles. Des nèfles oui ! Si on fait tout ça, c’est, comme le résume parfaitement Yapacc et Wittmann, pour s’enfiler un max de vodka tonic avant la fin du monde. A commencer par ce soir au bar 21. Come on and join us.
Le début de l’année est l’occasion des cadeaux comme celui de l’excellent label Freude am Tanzen (FAT pour les intimes), qui offre une compil de leurs meilleurs artistes en téléchargement libre sur soundcloud, dont un morceau de choix du toujours excellent Douglas Greed.
Hello 2012. On reprend le travail dès aujourd’hui sur notre presse à vinyle située dans le quartier indien de Paris/Londres/New York/Berlin (rayez les mentions inutiles) comme en témoigne cet échantillon sonore posté par Tiger Rose.
Et on revient vous voir en vrai vendredi soir au Bar 21, de 22h00 à 4h00 du matin, soit largement le temps de se décrasser les tympans en profitant des tarifs de crise pratiqués au comptoir.
2011 s’achève, l’aventure continue. Pour ceux qui n’en n’ont pas eu assez avec les 54 morceaux proposés dans la rétro de l’année, je propose de prendre de la hauteur avec ce live de l’inévitable Max Cooper, que vous pourrez également télécharger depuis sa page soundcloud.