Fleur d’automne

Certes le premier album de Christian Löffler est sorti en juin dernier, mais dès sa première écoute, nous nous sommes dit qu’il s’épanouirait sûrement mieux durant l’automne.
A Forest fait parti de ses albums où un artiste mobilise tout ce qu’il a en lui d’âme et de savoir faire avant de l’étaler sur un rythme régulier pour l’étirer vers l’infini. L’exercice est âpre, propice à l’ennui, mais quand il est réussi donne des merveilles comme le Black Noise de Pantha du Prince ou le Diorama de Dominik Eulberg (si vous venez régulièrement ici, vous savez dans quelle estime nous tenons ces deux albums). Le premier essai de Löffler se range à leurs côtés. On n’en doutait à vrai dire peu tant il alignait les maxis remarquables depuis une paire d’année, mais le passage au “long” reserve souvent de mauvaises surprises.
Vous ne sauriez donc faire l’impasse sur ces dix pièces faites de délicates rêveries brumeuses et autres déambulations aux couleurs de feuilles mortes, ce qui n’exclue pas des tensions passagères bienvenues. Bref, la meilleure façon d’aborder l’automne.
